Top 100 · La peinture depuis l’an 2000

Les peintres du XXIe siècle à connaître

Cent artistes pour comprendre pourquoi le tableau reste un laboratoire majeur de l’art contemporain.

Au XXIe siècle, la peinture ne se définit plus par une école dominante ni par un seul centre. Londres, Berlin, Leipzig, New York, Los Angeles, Pékin, Shanghai, Mumbai, Lagos, Mexico, Buenos Aires, Lisbonne et Athènes forment un réseau de scènes reliées par les ateliers, les diasporas, les biennales et les musées. Les artistes travaillent après la photographie, le cinéma et Internet : ils peuvent partir d’un écran, d’une archive, d’une carte ou d’une image de presse, puis revenir au pigment, au support, à l’échelle et au geste. Figuration, abstraction, portrait, histoire, art urbain et pratiques autochtones coexistent. Ce classement retient des peintres ayant produit une part significative de leur œuvre depuis 2000 et les évalue selon l’invention formelle, l’influence, la constance du travail, la portée internationale, la présence institutionnelle et la capacité à formuler les enjeux du présent.

100peintres classés
5chapitres de lecture
25+pays et scènes artistiques
Édition 2026Vue d’exposition montrant la peinture dans l’espace muséal contemporain
XXI
Un médium ancien, des usages nouveaux

Le tableau absorbe les écrans, les archives et les circulations mondiales sans perdre sa présence matérielle.

Définition

Qu’est-ce qu’un peintre du XXIe siècle ?

Le terme ne désigne pas seulement une génération née après 1980. Il réunit ici des artistes dont la pratique a continué, mûri ou acquis une influence décisive après 2000. Hockney, Richter, Kusama ou Kiefer appartiennent à des générations plus anciennes, mais leurs séries récentes, leurs expositions et leur impact sur de jeunes peintres restent structurants. À leurs côtés, Mehretu, Akunyili Crosby, Yiadom-Boakye, Wiley ou Sherald incarnent des transformations plus récentes des sujets, des circulations et des institutions.

Peindre après l’écran

La photographie et le numérique ont-ils remplacé le tableau ?

Ils l’ont surtout obligé à se repenser. Richter, Tuymans, Dumas et Borremans traduisent des images photographiques en surfaces lentes et ambiguës ; Hockney associe dessin, collage, vidéo et tablette ; Mehretu et Bradford condensent cartographies, architecture et traces urbaines. Même lorsque l’œuvre naît d’un fichier ou d’une archive, la taille, la matière, le cadrage et la durée du regard modifient ce que l’image fait au spectateur. La peinture reste ainsi un lieu où les images rapides peuvent être démontées, épaissies ou rendues incertaines.

Méthode du classement

Comment ces 100 artistes ont-ils été sélectionnés ?

Le rang combine six critères : importance du travail réalisé depuis 2000, singularité du langage pictural, influence sur d’autres artistes, continuité et ambition du corpus, rayonnement muséal et capacité à rendre visibles les questions du siècle. La sélection assume plusieurs formes de peinture, des huiles de chevalet aux surfaces monumentales, aux assemblages et aux œuvres mêlant photographie, textile ou installation. Elle recherche aussi un équilibre entre générations, régions, artistes femmes, perspectives autochtones et scènes longtemps tenues à distance des récits européens et nord-américains.

Les références du siècle

Top 10 — Une peinture réinventée

Ces dix artistes ont imposé des langages capables de traverser abstraction, figuration, photographie, mémoire et mondialisation sans renoncer à l’autorité particulière du tableau.

Figures, identités et récits

Rangs 11 à 25 — Représenter qui regarde et qui est regardé

Portraits, corps, diasporas, images médiatiques et histoires minorées déplacent le centre de la peinture et renouvellent ses personnages comme ses publics.

Images, mémoire et pouvoir

Rangs 26 à 50 — Le tableau face à l’histoire visuelle

La peinture dialogue avec le cinéma, la photographie, le pop, la publicité et les archives pour examiner la façon dont les images organisent désir, pouvoir et souvenir.

Circulations mondiales

Rangs 51 à 75 — Matières, traditions et modernités connectées

De Madrid à Pékin, de Mumbai à Buenos Aires, les artistes combinent histoires locales, voyages, mythes et formes transnationales sans effacer les tensions de leur contexte.

Territoires, héritages et marges

Rangs 76 à 100 — D’autres centres pour la peinture

Amériques latines, Canada autochtone, Portugal, Grèce, Europe de l’Est et création hors normes complètent une cartographie volontairement plurielle du siècle.

Sources et prolongements

Approfondir la peinture contemporaine

Les collections muséales, les entretiens d’artistes et les ressources consacrées aux œuvres permettent de comparer la matérialité réelle des tableaux, leur contexte de production et les débats auxquels ils participent.

La peinture du XXIe siècle n’a pas un visage unique — et c’est sa force

Hockney, Richter, Kusama et Kiefer montrent qu’une pratique peut se renouveler pendant des décennies. Marshall, Dumas, Doig, Tuymans, Mehretu et Bradford déplacent le poids du récit, de l’archive ou de la carte dans la surface. Saville, Yiadom-Boakye, Wiley, Sherald et Akunyili Crosby réorganisent le portrait : les corps et les intérieurs qu’ils peignent corrigent les absences de l’histoire de l’art autant qu’ils inventent de nouvelles présences.

Du réalisme attentif de Liu Xiaodong aux abstractions optiques de Riley, des mondes anichinabés de Morrisseau et Odjig aux scènes indiennes, latino-américaines, portugaises et grecques, ce classement décrit moins une hiérarchie figée qu’un champ de tensions fécond. La peinture reste lente dans un univers d’images instantanées, matérielle dans un environnement numérique et locale au sein d’un marché mondialisé. C’est précisément cette capacité à accueillir des contradictions qui lui permet de rester contemporaine.

0 comments

Leave a comment

Please note that comments must be approved before they are published.